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Courtier en assurance : les 4 garanties qui prouvent qu'il est compétent

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Artisan consultant un dossier de formation professionnelle avec son courtier

Quand un artisan du bâtiment confie son dossier d’assurance décennale à un courtier, il lui transmet bien plus qu’un formulaire rempli. Il lui transmet ses chiffres d’affaires, son historique de sinistres, son statut juridique, ses qualifications professionnelles, parfois ses difficultés financières. Le courtier devient le dépositaire d’informations sensibles et l’intermédiaire entre l’artisan et son futur assureur. Cette relation de confiance ne s’improvise pas. Elle est encadrée par la loi.

La réglementation française impose à tout courtier en assurance de remplir quatre conditions strictes pour pouvoir exercer. Ces conditions ne sont pas des recommandations. Elles sont vérifiées chaque année par l’Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, banque et finance (ORIAS). Un courtier qui ne les remplit plus est radié, et n’a plus le droit de distribuer des produits d’assurance.

Pour un artisan qui s’apprête à confier son dossier décennale à un courtier, connaître ces quatre garanties sert à deux choses. D’abord, à vérifier que le professionnel en face de lui est habilité. Ensuite, à comprendre ce qui distingue un courtier sérieux d’un démarcheur peu fiable. Voici en détail les quatre piliers qui structurent l’exercice du métier de courtier en assurance.

Artisan consultant un dossier de formation et d'expérience professionnelle

Garantie 1 : la capacité professionnelle

La capacité professionnelle est la première condition exigée pour pouvoir exercer en tant que courtier en assurance. Elle garantit que le professionnel possède les connaissances techniques, juridiques et déontologiques nécessaires pour conseiller un client et placer son dossier auprès d’un assureur.

La réglementation distingue trois niveaux de capacité professionnelle, classés du plus exigeant au moins exigeant : niveau 1, niveau 2 et niveau 3. Chaque niveau correspond à un type d’activité d’intermédiation. Un courtier d’assurance, qui exerce de manière autonome et conseille librement plusieurs assureurs, doit obligatoirement justifier du niveau 1, le plus élevé. Les niveaux 2 et 3 sont réservés aux mandataires et aux salariés d’intermédiaires, qui exercent sous la responsabilité d’un courtier ou d’un agent général.

Concrètement, un courtier en assurance niveau 1 doit avoir suivi une formation IAS de 150 heures, dite « IAS 150h », conforme à l’arrêté du 26 septembre 2018. Le programme couvre cinq unités de valeur : savoirs généraux sur l’assurance, prévoyance, assurance vie et capitalisation, contrats collectifs, et assurances de biens et de responsabilité. S’y ajoutent les volets transverses indispensables à l’exercice du métier, notamment le droit civil et le droit des assurances, les techniques contractuelles, la réglementation de la distribution d’assurances (DDA), la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, la fiscalité et la déontologie professionnelle.

Cette formation peut être suivie en présentiel dans un organisme agréé, ou en ligne, en autonomie. Plusieurs plateformes proposent désormais de suivre une formation IAS 150h en ligne, avec un accès étalé sur six mois et une attestation reconnue pour l’inscription au registre ORIAS. À l’issue, le candidat passe un examen sanctionnant ses acquis.

Trois autres voies permettent de justifier de la capacité professionnelle de niveau 1, sans suivre les 150 heures de formation. La première est la détention d’un diplôme d’enseignement supérieur de niveau master sanctionnant des études dans des matières juridiques, économiques ou de gestion. La deuxième est une expérience d’au moins deux ans à temps plein, en tant que cadre, dans une fonction commerciale ou de production en assurance. La troisième est une expérience d’au moins quatre ans à temps plein, en fonction non-cadre, dans le même domaine. Ces voies alternatives sont fréquentes pour les courtiers issus de l’industrie de l’assurance.

Le contrôle de la capacité professionnelle se fait au moment de l’inscription au registre ORIAS. Le candidat doit fournir l’attestation de formation, le diplôme ou les certificats d’expérience. Sans ces justificatifs, l’inscription est refusée. Une fois inscrit, le courtier doit également suivre une formation continue de 15 heures par an pour maintenir ses connaissances à jour. Cette obligation, instaurée par la directive sur la distribution d’assurances, est entrée en vigueur en 2019.

Vérifier la capacité professionnelle d’un courtier est simple. Sur le registre ORIAS, la fiche de chaque intermédiaire indique sa catégorie d’enregistrement et son numéro d’identification. Le courtier doit également afficher son numéro ORIAS sur tous ses supports commerciaux : site internet, devis, contrats, correspondances. Si le numéro est absent, c’est un signal d’alerte.

Garantie 2 : l’honorabilité

L’honorabilité est la deuxième condition exigée pour exercer en tant que courtier en assurance. Elle vise à exclure du métier les personnes ayant été condamnées pour des faits incompatibles avec l’exercice d’une activité d’intermédiaire financier.

Concrètement, ne peut pas être courtier en assurance toute personne ayant fait l’objet d’une condamnation définitive depuis moins de dix ans pour les infractions suivantes : crime, escroquerie, abus de confiance, recel, blanchiment, faux et usage de faux, corruption, trafic d’influence, banqueroute, vol, fraude fiscale, ou toute peine d’emprisonnement supérieure à six mois sans sursis. La liste des infractions disqualifiantes est précisée par l’article L322-2 du Code des assurances.

L’absence de condamnation est vérifiée au moment de l’inscription au registre ORIAS, via la production d’un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2 ou n°3 selon les cas). La vérification est renouvelée à chaque demande de renouvellement annuel d’inscription. Si une condamnation intervient en cours d’année, le courtier doit la déclarer à l’ORIAS. À défaut, il s’expose à une radiation et à des sanctions pénales pour fausse déclaration.

L’honorabilité concerne non seulement le courtier lui-même, mais également ses dirigeants si l’activité est exercée sous forme de société. Dans une SARL ou une SAS de courtage, le gérant et tous les associés détenant plus de 10 % du capital doivent justifier de leur honorabilité. Cette extension empêche qu’un dirigeant disqualifié exerce indirectement le métier en plaçant un homme de paille à la direction officielle de la société.

Pour un artisan qui choisit son courtier, l’honorabilité ne peut pas être vérifiée directement, puisque les casiers judiciaires sont confidentiels. Elle est garantie par l’inscription au registre ORIAS, qui certifie que cette vérification a bien été effectuée. C’est une raison supplémentaire de toujours s’assurer que son courtier est inscrit avant de lui confier des informations sensibles.

Garantie 3 : la responsabilité civile professionnelle

La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) est la troisième condition d’exercice du métier de courtier en assurance. Elle protège le client contre les conséquences financières des erreurs ou des manquements du courtier.

Tout courtier en assurance doit obligatoirement être assuré en responsabilité civile professionnelle. Cette obligation est posée par l’article L512-6 du Code des assurances. Elle vise à garantir que si le courtier commet une faute, son client puisse être indemnisé même si le courtier n’a pas les moyens financiers de l’indemniser personnellement.

Le montant minimum de la garantie RC Pro est fixé par décret. Il s’élève actuellement à 1,5 million d’euros par sinistre et 2 millions d’euros par année d’assurance. Ces montants ont été revus à la hausse en 2018 dans le cadre de la transposition de la directive sur la distribution d’assurances, afin de mieux protéger les consommateurs face à des sinistres potentiellement importants.

La RC Pro couvre toutes les fautes professionnelles commises par le courtier dans l’exercice de son activité : erreur de conseil, oubli d’information, défaut de placement, erreur dans la rédaction d’un contrat, retard dans la déclaration d’un sinistre, manquement au devoir d’information sur les exclusions du contrat. Si l’une de ces fautes cause un préjudice au client, ce dernier peut engager la responsabilité du courtier et obtenir réparation via l’assurance RC Pro.

Pour le client, la RC Pro a une conséquence pratique. Si un courtier vous recommande un contrat inadapté à votre activité, et que vous subissez un préjudice par exemple un refus de prise en charge d’un sinistre, vous pouvez demander réparation au courtier. Sa RC Pro prendra en charge les indemnités. Sans cette garantie, vous seriez face à un courtier qui n’a peut-être pas les moyens de vous indemniser, et votre préjudice resterait à votre charge.

L’attestation de RC Pro est l’un des justificatifs obligatoires pour s’inscrire à l’ORIAS. Elle est renouvelée chaque année. Un courtier qui n’a plus de RC Pro valide est immédiatement radié du registre.

Garantie 4 : la garantie financière

La garantie financière est la quatrième et dernière condition d’exercice du métier de courtier en assurance. Elle protège les fonds que le courtier reçoit de ses clients pour le compte des assureurs, et inversement.

Dans le fonctionnement habituel d’un contrat d’assurance souscrit via un courtier, des fonds transitent dans les deux sens. Le client verse sa prime au courtier, qui la transmet ensuite à l’assureur. À l’inverse, l’assureur verse une indemnité de sinistre au courtier, qui la transmet au client. Pendant ces transferts, les fonds sont temporairement détenus par le courtier. La garantie financière vise à protéger ces fonds en cas de défaillance du courtier.

L’obligation de garantie financière s’applique uniquement aux courtiers qui encaissent des fonds pour le compte de tiers. Un courtier qui ne fait que de la mise en relation, sans encaisser de prime ni reverser d’indemnité, n’est pas soumis à cette obligation. Mais dans la pratique, la majorité des courtiers en assurance dommages encaissent des primes et sont donc concernés.

Le montant de la garantie financière dépend du volume de fonds encaissés par le courtier. Il ne peut être inférieur à 115 000 euros, et il doit représenter au minimum le double des fonds détenus en moyenne au cours des trois derniers mois. Cette garantie peut prendre deux formes : un cautionnement souscrit auprès d’un établissement de crédit ou d’une entreprise d’assurance, ou un mandat exprès donné à un assureur ou à un établissement de crédit pour qu’il encaisse directement les primes, auquel cas le courtier ne détient jamais les fonds.

Pour le client, la garantie financière a une portée concrète. Si vous payez une prime à votre courtier et qu’avant de la transmettre à l’assureur, le courtier fait faillite ou détourne les fonds, votre prime est perdue mais votre couverture également. La garantie financière permet de récupérer le montant de votre prime, et donc de souscrire un nouveau contrat sans subir de double paiement.

Artisan comparant les contrats d'assurance proposés par son courtier

Comment vérifier ces 4 garanties en pratique

Vérifier qu’un courtier en assurance remplit les quatre conditions d’exercice prend deux minutes. La méthode est la même quel que soit le courtier.

Première étape : récupérer le numéro ORIAS du courtier. Ce numéro doit obligatoirement figurer sur le site internet du courtier (souvent en footer), sur ses devis, et sur tous ses documents commerciaux. Il se présente sous la forme d’un nombre à 8 chiffres. Si le numéro n’apparaît nulle part, demandez-le explicitement avant d’aller plus loin. Un refus de communiquer ce numéro est rédhibitoire.

Deuxième étape : se rendre sur le site officiel orias.fr. C’est le site public du registre. Il est gratuit, accessible sans création de compte, et mis à jour quotidiennement.

Troisième étape : utiliser le moteur de recherche du site. Vous pouvez chercher par numéro ORIAS, par nom de la société, ou par nom du dirigeant. Si le courtier est inscrit, sa fiche apparaît avec les informations suivantes : raison sociale, adresse, dirigeants, catégories d’inscription, date d’enregistrement, et statut (actif ou radié).

Quatrième étape : vérifier la catégorie d’inscription. Le courtier d’assurance doit être enregistré en catégorie COA (Courtier en Assurances). D’autres catégories existent comme AGA (Agent général d’assurance) ou MIA (Mandataire d’intermédiaire en assurance), avec des prérogatives et un degré d’indépendance différents. Si le courtier est inscrit dans une catégorie autre que COA, son statut n’est pas celui d’un courtier indépendant.

Cinquième étape : vérifier que le statut est actif. Une mention « radié » signifie que l’intermédiaire n’est plus autorisé à exercer. Quelle qu’en soit la raison, un courtier radié ne doit pas être votre interlocuteur.

Si toutes ces vérifications sont positives, les quatre garanties sont remplies. L’inscription au registre ORIAS certifie en effet la capacité professionnelle, l’honorabilité, l’existence d’une RC Pro valide et la garantie financière. C’est l’avantage du registre unique : un seul contrôle suffit.

GarantieCe qu’elle prouveComment elle se vérifie
Capacité professionnelleLe courtier maîtrise les matières juridiques, techniques et déontologiquesInscription ORIAS catégorie COA
HonorabilitéLe courtier n’a pas été condamné pour des faits disqualifiantsInscription ORIAS (vérification du casier)
RC ProLe client peut être indemnisé en cas de faute du courtierAttestation RC Pro disponible sur demande
Garantie financièreLes fonds confiés au courtier sont protégés en cas de défaillanceInscription ORIAS et attestation de cautionnement

Les questions à poser à votre courtier

Au-delà de la vérification administrative, quelques questions vous permettront de juger du sérieux d’un courtier avant de lui confier votre dossier.

Demandez-lui depuis combien d’années il exerce. L’expérience compte, surtout en assurance décennale, où la complexité des dossiers et la connaissance des assureurs partenaires font la différence. Un courtier qui exerce depuis dix ans aura placé des centaines de dossiers et connaîtra finement les critères de chaque compagnie.

Demandez-lui avec combien d’assureurs il travaille. Un courtier qui n’a qu’un ou deux assureurs partenaires en assurance décennale aura un pouvoir de négociation limité et ne pourra pas vraiment comparer le marché. Un courtier sérieux travaille avec cinq à dix assureurs sur la décennale, ce qui lui permet de placer presque tous les profils.

Demandez-lui comment il est rémunéré. Un courtier sérieux vous expliquera sans détour qu’il est rémunéré par une commission versée par l’assureur, généralement comprise entre 15 et 25 % de la prime. Cette commission est intégrée dans la prime, et elle est la même que vous passiez par un courtier ou en direct. Tout courtier qui élude cette question ou qui ajoute des frais non justifiés est suspect.

Demandez-lui ce qu’il se passe en cas de sinistre. Un courtier sérieux vous accompagne dans la déclaration du sinistre, suit le dossier auprès de l’assureur, et défend vos intérêts si une difficulté survient. Cette prestation fait partie de son rôle, elle ne doit pas être facturée en supplément.

Que faire si une garantie manque

Si vos vérifications montrent qu’un courtier n’est pas inscrit à l’ORIAS, ou qu’il est radié, ou que son inscription est dans une catégorie autre que COA, plusieurs options s’offrent à vous.

Première option : ne pas donner suite. C’est la solution la plus simple et la plus sûre. Si un courtier ne remplit pas les conditions légales d’exercice, il n’a pas le droit de vous proposer un contrat d’assurance. Lui confier votre dossier serait risqué, car les contrats qu’il vous présenterait pourraient être nuls, ou émis par des assureurs fictifs.

Deuxième option : signaler la situation à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). C’est l’organisme chargé de superviser les intermédiaires en assurance et de sanctionner les exercices illégaux. Le signalement se fait via le site de l’ACPR, à la rubrique « signalement d’un manquement ». L’ACPR peut alors diligenter une enquête, sanctionner le courtier jusqu’à l’interdiction d’exercer, et alerter les autorités judiciaires si une fraude est suspectée.

Troisième option : porter plainte. Exercer comme intermédiaire d’assurance sans inscription à l’ORIAS est un délit, puni de deux ans d’emprisonnement et 6 000 euros d’amende. Si vous avez subi un préjudice, vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la République. La plainte doit s’accompagner des preuves du préjudice : devis, contrat, attestation, échanges écrits.

Si vous avez déjà payé une prime à un courtier non inscrit, ne tardez pas. Plus vous attendez, plus le risque de récupérer votre argent diminue. Demandez immédiatement le remboursement par lettre recommandée avec accusé de réception. En l’absence de retour, saisissez le tribunal compétent.

Un courtier sans capacité professionnelle de niveau 1 peut-il exercer ? Non. La capacité professionnelle de niveau 1 est obligatoire pour s’inscrire au registre ORIAS en catégorie courtier (COA). Sans cette capacité, l’inscription est refusée, et l’exercice du métier est illégal. Les niveaux 2 et 3 ne permettent d’exercer qu’en tant que mandataire ou salarié d’un intermédiaire, pas en tant que courtier indépendant.

La RC Pro du courtier couvre-t-elle aussi les fautes intentionnelles ? Non. La RC Pro couvre uniquement les fautes non intentionnelles, c’est-à-dire les négligences, erreurs et oublis. Les fautes intentionnelles comme l’escroquerie ou le détournement de fonds sont exclues de la garantie. Dans ces cas-là, c’est la garantie financière qui peut prendre le relais pour les fonds détenus, et le client peut engager une procédure pénale contre le courtier.

Combien de temps faut-il pour s’inscrire à l’ORIAS ? Le délai d’instruction d’une demande d’inscription est en moyenne de quatre à huit semaines, à condition que le dossier soit complet. Les principales causes de retard sont les justificatifs manquants ou non conformes, notamment sur la capacité professionnelle et la garantie financière.

Un courtier radié peut-il être réinscrit au registre ORIAS ? Oui, sauf en cas de radiation pour faute grave. Si la radiation a été prononcée pour défaut de paiement de la cotisation ou pour absence temporaire de RC Pro, le courtier peut redéposer une demande d’inscription une fois la situation régularisée. Si la radiation a été prononcée par l’ACPR pour manquement déontologique grave, l’interdiction d’exercer peut être définitive.

Que se passe-t-il si un client est victime d’un courtier non inscrit ? Le client peut porter plainte au pénal pour exercice illégal et engager une procédure civile pour obtenir réparation. Si l’intermédiaire est insolvable, le client supporte les conséquences financières, car il n’existe pas de fonds de garantie spécifique pour les victimes d’intermédiaires non inscrits. C’est précisément la raison pour laquelle la vérification ORIAS est indispensable avant toute relation.

Un artisan peut-il demander à son courtier l’attestation de RC Pro ? Oui, et c’est même conseillé pour les dossiers importants. Le courtier doit pouvoir produire son attestation de RC Pro à la demande de ses clients. Un refus ou une attestation périmée est un motif suffisant pour mettre fin à la relation et chercher un autre courtier.

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