Décennale et conjoint collaborateur : obligations et couverture
Vous travaillez dans le bâtiment et votre conjoint vous accompagne sur les chantiers. Il prépare les devis, gère la comptabilité, répond au téléphone. Ou il intervient directement sur les chantiers, à vos côtés. Cette situation est extrêmement courante dans l’artisanat du BTP. En France, des milliers de couples gèrent ensemble une activité de construction, de rénovation ou d’entretien du bâtiment.
Mais derrière cette réalité quotidienne se cache une question juridique importante : votre conjoint a-t-il besoin de sa propre assurance décennale ? Est-il couvert par la vôtre ? Et quel statut choisir pour que la couverture soit adaptée ? Les réponses dépendent entièrement du statut juridique de votre conjoint au sein de votre entreprise. Et les conséquences d’un mauvais choix peuvent être lourdes.
Ce guide analyse les trois statuts possibles pour un conjoint qui participe à l’activité d’un artisan du BTP, et détaille pour chacun les implications en matière d’assurance décennale.

Les trois statuts du conjoint dans une entreprise BTP
Quand votre conjoint participe régulièrement à l’activité de votre entreprise, la loi impose qu’il choisisse un statut. Ce n’est pas une option, c’est une obligation légale prévue par l’article L121-4 du Code de commerce. Le conjoint d’un chef d’entreprise artisanale qui participe de manière régulière à l’activité de l’entreprise doit opter pour l’un des trois statuts suivants : conjoint collaborateur, conjoint salarié ou conjoint associé.
Chacun de ces statuts a des implications différentes en matière de droits sociaux, de fiscalité, de responsabilité et, ce qui nous intéresse ici, d’assurance décennale.
Le conjoint collaborateur. Il participe à l’activité de l’entreprise sans être rémunéré et sans avoir la qualité de salarié ni d’associé. Il est mentionné au registre des métiers ou au registre national des entreprises. Il bénéficie d’une affiliation au régime de sécurité sociale du chef d’entreprise et peut cotiser pour sa propre retraite. Ce statut est réservé au conjoint marié ou pacsé du chef d’entreprise individuelle, de l’EURL ou de la SARL (avec moins de 20 salariés). Depuis la loi du 14 février 2022, le statut de conjoint collaborateur est limité à cinq ans pour éviter les situations de précarité prolongée.
Le conjoint salarié. Il est embauché par l’entreprise avec un contrat de travail, une rémunération, des bulletins de salaire, des cotisations sociales. Il a les mêmes droits et obligations que n’importe quel salarié de l’entreprise. Ce statut est accessible quelle que soit la forme juridique de l’entreprise.
Le conjoint associé. Il détient des parts dans la société (SARL, SAS, EURL transformée en SARL). Il participe aux décisions de gestion et partage les bénéfices. Ce statut implique une inscription au registre du commerce et des sociétés et des obligations déclaratives propres.
Qui a besoin d’une décennale propre ?
Voici la question centrale de cet article. La réponse dépend du statut du conjoint et de la nature de son intervention dans l’activité.
Le conjoint collaborateur n’a pas besoin d’une décennale propre. Le conjoint collaborateur n’est pas un professionnel indépendant. Il agit dans le cadre de l’entreprise du chef d’entreprise, sous la responsabilité de celui-ci. Les travaux réalisés par l’entreprise sont couverts par la décennale de l’entreprise, indépendamment de la personne qui les exécute physiquement. Si votre conjoint collaborateur intervient sur un chantier sous votre supervision et dans le cadre de votre activité, c’est votre décennale qui couvre ces travaux.
Le conjoint salarié n’a pas besoin d’une décennale propre. Pour la même raison que tout autre salarié de votre entreprise. Quand un salarié intervient sur un chantier, c’est l’entreprise qui est responsable, et c’est la décennale de l’entreprise qui couvre les travaux. Votre conjoint salarié est dans la même situation que n’importe lequel de vos ouvriers.
Le conjoint associé peut avoir besoin d’une décennale propre. C’est le cas le plus complexe. Si le conjoint associé est également gérant ou co-gérant de la société, et que la société dispose de sa propre décennale, les travaux sont couverts par la décennale de la société. Pas de problème. Mais si le conjoint associé exerce une activité de construction en son nom propre, en dehors du cadre de la société (par exemple via une micro-entreprise personnelle), alors il doit souscrire sa propre décennale pour cette activité indépendante.
| Statut du conjoint | Décennale propre nécessaire ? | Couverture | Précisions |
|---|---|---|---|
| Conjoint collaborateur | Non | Couvert par la décennale de l’entreprise | Intervient sous la responsabilité du chef d’entreprise |
| Conjoint salarié | Non | Couvert par la décennale de l’entreprise | Même statut que tout autre salarié |
| Conjoint associé (gérant) | Non, si activité uniquement dans la société | Couvert par la décennale de la société | La société est titulaire du contrat |
| Conjoint associé (activité perso en parallèle) | Oui, pour l’activité personnelle | Décennale de la société pour les travaux de la société, décennale personnelle pour les travaux personnels | Deux couvertures distinctes |
Le conjoint collaborateur en détail
Le statut de conjoint collaborateur est le plus répandu dans l’artisanat du BTP. Il convient aux couples où l’un des conjoints est le chef d’entreprise et l’autre participe à l’activité sans être formellement embauché.
En matière d’assurance décennale, la couverture est relativement simple. L’entreprise souscrit un contrat de décennale qui couvre les activités déclarées. Tous les travaux réalisés par l’entreprise sont couverts, qu’ils soient exécutés par le chef d’entreprise, par le conjoint collaborateur, par un salarié ou par un intérimaire. L’assureur couvre l’entreprise, pas les individus.
Toutefois, cette couverture a une limite importante : le conjoint collaborateur ne doit intervenir que dans le cadre de l’activité de l’entreprise. S’il réalise des travaux “à côté”, en dehors de la facturation de l’entreprise, ces travaux ne sont pas couverts. C’est une situation qui peut se produire quand le conjoint rend un service à un voisin ou à un ami sans passer par l’entreprise. Si un sinistre survient sur ces travaux non facturés, la décennale de l’entreprise ne jouera pas.
Un autre point d’attention concerne les activités déclarées dans le contrat. Si votre décennale couvre la maçonnerie et que votre conjoint collaborateur réalise des travaux de couverture sur un chantier, la couverture peut être refusée si la couverture n’est pas une activité déclarée dans le contrat. C’est le contrat de l’entreprise qui définit le périmètre de couverture, pas la qualification individuelle du conjoint.
Veillez donc à ce que toutes les activités réellement exercées par l’entreprise, y compris celles exercées par le conjoint collaborateur, soient bien déclarées dans le contrat de décennale. C’est une vérification simple mais essentielle.
Le conjoint salarié en détail
Le statut de conjoint salarié est plus protecteur pour le conjoint, car il lui confère tous les droits du salariat : rémunération, couverture sociale complète, droit au chômage, cotisations retraite sur une base salariale. Il est aussi plus couteux pour l’entreprise, du fait des charges sociales.
En matière de décennale, la situation est identique à celle de tout salarié. Le conjoint salarié est couvert par la décennale de l’entreprise pour les travaux qu’il réalise dans le cadre de son contrat de travail. S’il réalise des travaux de construction dans le cadre de ses fonctions salariées, l’entreprise est responsable et sa décennale couvre les éventuels sinistres.
Le conjoint salarié peut intervenir sur les chantiers, réaliser des travaux, encadrer des équipes, tout cela sous la couverture de la décennale de l’entreprise. Il n’a pas besoin de sa propre assurance décennale.
En revanche, si le conjoint salarié exerce une activité de construction en dehors de son contrat de travail (par exemple, il crée une micro-entreprise de carrelage en parallèle), cette activité personnelle n’est pas couverte par la décennale de l’entreprise qui l’emploie. Il devra souscrire une décennale propre pour cette activité indépendante.
C’est d’ailleurs un cas de figure que les assureurs surveillent. Si le conjoint salarié est déclaré comme réalisant des taches administratives, mais qu’il intervient en réalité sur les chantiers pour des travaux techniques, l’assureur peut considérer que l’activité réelle de l’entreprise ne correspond pas aux déclarations du contrat. La transparence, encore une fois, est la meilleure stratégie.

Le conjoint associé en détail
Le statut de conjoint associé est plus complexe et mérite une analyse attentive en matière de décennale. Ce statut est possible dans les sociétés (SARL, SAS) et implique que le conjoint détient des parts du capital social.
Quand le conjoint associé est également gérant ou co-gérant de la société, il agit au nom de la société. Les travaux réalisés par la société sont couverts par la décennale de la société. La couverture fonctionne de la même manière que pour n’importe quel dirigeant de société de construction.
Quand le conjoint associé n’est pas gérant et n’intervient que dans la gouvernance de la société (assemblées générales, décisions stratégiques), il n’a pas d’implication directe dans la réalisation des travaux et n’a pas besoin de décennale.
Le cas délicat est celui du conjoint associé qui réalise des travaux de construction en son nom propre, en dehors de la société. Par exemple, il est associé de la SARL familiale de maçonnerie, mais il a aussi créé une micro-entreprise personnelle pour faire de la peinture le week-end. Dans ce cas, les travaux de peinture réalisés via la micro-entreprise ne sont pas couverts par la décennale de la SARL. Le conjoint doit souscrire une décennale propre pour sa micro-entreprise.
Ce genre de situation est plus fréquent qu’on ne le pense. Un couple d’artisans peut avoir une société commune pour les gros chantiers, et chacun une micro-entreprise pour des interventions individuelles. Chaque structure doit avoir sa propre décennale, couvrant les activités qui lui sont propres.
Comment déclarer le conjoint dans le contrat de décennale
Quand vous souscrivez ou renouvelez votre contrat de décennale, l’assureur vous pose des questions sur la structure de votre entreprise : nombre de salariés, qualifications du personnel, activités exercées. La participation de votre conjoint doit être déclarée correctement.
Pour un conjoint collaborateur, indiquez son existence et les taches qu’il effectue. Si le conjoint collaborateur intervient sur les chantiers, précisez les activités qu’il réalise. L’assureur doit pouvoir vérifier que ces activités sont couvertes par le contrat.
Pour un conjoint salarié, il est compté dans l’effectif de l’entreprise. Ses qualifications professionnelles peuvent être un atout dans l’évaluation du profil de risque de l’entreprise. Un conjoint salarié titulaire d’un BP maçonnerie renforce la crédibilité technique de l’entreprise.
Pour un conjoint associé-gérant, il doit être mentionné comme co-gérant dans le contrat. Ses qualifications et son expérience sont évaluées au même titre que celles du gérant principal.
Ne dissimulez pas la participation de votre conjoint. Si l’assureur découvre après un sinistre que des travaux ont été réalisés par une personne non déclarée dans le contrat, il pourrait invoquer une fausse déclaration pour limiter sa prise en charge. La transparence est toujours la meilleure politique.
Le changement de statut du conjoint
Le statut du conjoint n’est pas figé. Vous pouvez passer du statut de conjoint collaborateur à celui de conjoint salarié, ou transformer votre entreprise individuelle en société pour donner au conjoint le statut d’associé. Ces changements ont des implications sur la décennale.
Si votre conjoint passe de collaborateur à salarié, la couverture décennale ne change pas fondamentalement. Le conjoint reste couvert par la décennale de l’entreprise. Informez toutefois votre assureur du changement de statut, car cela modifie la structure de l’entreprise et peut avoir un impact sur le tarif (charges salariales supplémentaires intégrées dans le CA).
Si votre conjoint devient associé et co-gérant dans une nouvelle société, il faudra souscrire un contrat de décennale au nom de la société. L’ancien contrat, au nom de l’entrepreneur individuel, ne sera plus valable. C’est un changement important qui doit être anticipé pour éviter toute période sans couverture.
Depuis la loi du 14 février 2022, le statut de conjoint collaborateur est limité à cinq ans. A l’issue de cette période, le conjoint doit choisir un autre statut (salarié ou associé). Si vous approchez de cette échéance, anticipez le changement et ses implications sur votre contrat de décennale.
Responsabilité personnelle du conjoint en cas de sinistre
La question de la responsabilité personnelle du conjoint est souvent source d’inquiétude. Que se passe-t-il si un sinistre survient sur un chantier où le conjoint est intervenu ?
Conjoint collaborateur. Le conjoint collaborateur agit sous la responsabilité du chef d’entreprise. En cas de sinistre, c’est le chef d’entreprise qui est présumé responsable au titre de la garantie décennale. La décennale de l’entreprise prend en charge le sinistre. Le conjoint collaborateur n’est pas personnellement poursuivi, sauf faute intentionnelle ou manoeuvre dolosive.
Conjoint salarié. Le salarié bénéficie d’une immunité civile pour les actes accomplis dans le cadre de ses fonctions (article L1153-1 et jurisprudence constante). C’est l’employeur, donc l’entreprise, qui est responsable. La décennale de l’entreprise couvre le sinistre. Le conjoint salarié n’est pas personnellement responsable, sauf faute intentionnelle.
Conjoint associé-gérant. Le gérant de la société peut voir sa responsabilité personnelle engagée en cas de faute de gestion. Mais en matière de décennale, c’est la société qui est responsable et c’est la décennale de la société qui intervient. La responsabilité personnelle du gérant n’est engagée que dans des cas exceptionnels (faute détachable de ses fonctions).
| Statut | Responsabilité en cas de sinistre | Protection par la décennale | Risque personnel |
|---|---|---|---|
| Conjoint collaborateur | Chef d’entreprise | Oui (décennale de l’entreprise) | Très faible |
| Conjoint salarié | Employeur (l’entreprise) | Oui (décennale de l’entreprise) | Quasi nul |
| Conjoint associé-gérant | La société | Oui (décennale de la société) | Faible (sauf faute de gestion) |
Le cas particulier du divorce ou de la séparation
Sujet délicat mais réaliste : que se passe-t-il en matière de décennale quand le couple se sépare ?
Si le conjoint avait le statut de collaborateur, la séparation met fin automatiquement à ce statut. Le conjoint n’est plus couvert par la décennale de l’entreprise et ne peut plus intervenir dans l’activité. Si le conjoint souhaite continuer à exercer dans le BTP à titre indépendant, il devra créer sa propre structure et souscrire sa propre décennale.
Si le conjoint avait le statut de salarié, le divorce ne met pas fin automatiquement au contrat de travail. Juridiquement, le conjoint salarié reste salarié de l’entreprise, avec tous les droits afférents, y compris la couverture par la décennale de l’entreprise. La rupture du contrat de travail obéit aux règles classiques du droit du travail (licenciement, rupture conventionnelle, démission).
Si le conjoint était associé, la séparation peut entrainer une cession de parts, une dissolution de la société ou un rachat de parts par l’autre associé. Les conséquences sur la décennale dépendent de la solution retenue. Si la société est dissoute, la décennale s’arrête et chaque ex-conjoint devra souscrire sa propre couverture s’il continue l’activité individuellement.
Dans tous les cas, la garantie subséquente continue de couvrir les travaux réalisés avant la séparation, pendant dix ans à compter de la réception de chaque chantier. Les clients qui ont confié des travaux au couple restent protégés.
Pour comprendre l’étendue de vos obligations et choisir la meilleure couverture pour votre situation familiale, consultez notre page sur l’assurance décennale.
Conjoint étranger et décennale
Si votre conjoint est de nationalité étrangère et souhaite participer à votre activité BTP, les mêmes règles s’appliquent en matière de statut et de décennale. Le statut de conjoint collaborateur, salarié ou associé est ouvert quelle que soit la nationalité, sous réserve que le conjoint dispose d’un titre de séjour autorisant le travail en France (pour le conjoint salarié) ou la participation à une activité professionnelle (pour le conjoint collaborateur ou associé).
La décennale de l’entreprise couvre les travaux réalisés par l’entreprise, indépendamment de la nationalité des personnes qui les réalisent. La question de la nationalité n’a aucun impact sur la couverture décennale.
En revanche, si le conjoint étranger souhaite créer sa propre entreprise BTP en France (activité indépendante), il devra justifier des qualifications professionnelles requises. Les diplômes étrangers peuvent être reconnus en France via une procédure d’équivalence, mais cette démarche prend du temps. Anticipez-la si vous envisagez cette configuration.
Questions fréquentes
Mon conjoint travaille bénévolement dans mon entreprise BTP, est-il couvert par ma décennale ?
Si votre conjoint participe régulièrement à l’activité de votre entreprise, il doit obligatoirement avoir un statut (collaborateur, salarié ou associé). Le “bénévolat” du conjoint dans l’entreprise artisanale n’a pas d’existence légale. Si votre conjoint a le statut de collaborateur et intervient dans le cadre de votre activité, il est couvert par votre décennale. S’il n’a aucun statut déclaré, sa situation est irrégulière et pourrait poser des problèmes en cas de sinistre ou de contrôle.
Mon conjoint peut-il signer des devis et factures sans avoir sa propre décennale ?
Si votre conjoint a le statut de collaborateur, il peut accomplir des actes d’administration courante au nom de l’entreprise, y compris signer des devis et des factures. Ces actes sont réalisés au nom de l’entreprise, pas au nom personnel du conjoint. La décennale de l’entreprise couvre les travaux correspondants. Le conjoint n’a pas besoin de sa propre décennale pour ces actes administratifs. En revanche, si le conjoint signe un devis pour des travaux qu’il réalise via sa propre structure indépendante, c’est sa propre décennale qui doit couvrir ces travaux.
Le statut de conjoint collaborateur est-il limité dans le temps ?
Oui. Depuis la loi du 14 février 2022 (loi en faveur de l’activité professionnelle indépendante), le statut de conjoint collaborateur est limité à cinq ans. A l’issue de cette période, le conjoint doit opter pour le statut de conjoint salarié ou de conjoint associé. Cette limitation vise à protéger le conjoint en lui garantissant une couverture sociale complète et des droits propres. Si vous approchez de cette échéance, anticipez le changement de statut et ses implications sur votre contrat de décennale.
Si mon conjoint provoque un sinistre sur un chantier, est-ce ma responsabilité ?
Si votre conjoint intervient dans le cadre de votre entreprise (comme collaborateur ou salarié), c’est l’entreprise qui est responsable des travaux réalisés, y compris ceux exécutés par le conjoint. La décennale de l’entreprise couvre les sinistres. Votre conjoint n’est pas personnellement poursuivi, sauf en cas de faute intentionnelle. C’est le même principe que pour n’importe quel salarié ou collaborateur de l’entreprise.
Nous sommes pacsés, mon partenaire peut-il avoir le statut de conjoint collaborateur ?
Oui. Depuis la loi du 2 aout 2005, le statut de conjoint collaborateur est ouvert au conjoint marié et au partenaire lié par un PACS. Les concubins ne peuvent pas bénéficier de ce statut. Si vous vivez en concubinage et que votre partenaire participe à votre activité, il devra opter pour le statut de salarié. Dans ce cas, la décennale de l’entreprise le couvrira pour les travaux réalisés dans le cadre de son contrat de travail.
Mon conjoint a son propre diplôme BTP, doit-il avoir sa propre décennale ?
Le fait que votre conjoint possède un diplôme BTP ne crée pas en soi une obligation d’assurance décennale personnelle. L’obligation nait de l’exercice effectif d’une activité de construction. Si votre conjoint travaille exclusivement dans le cadre de votre entreprise (comme collaborateur, salarié ou associé-gérant), la décennale de l’entreprise suffit. Si votre conjoint utilise son diplôme pour exercer une activité indépendante en parallèle (micro-entreprise personnelle), alors oui, il devra souscrire sa propre décennale pour cette activité.
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