Décennale création entreprise : guide
En 2026, plus de 300 000 micro-entreprises sont créées chaque année en France, et le bâtiment figure parmi les secteurs les plus représentés. Si vous faites partie de ces nouveaux entrepreneurs, vous avez probablement une liste longue comme le bras de démarches à accomplir : immatriculation, choix du statut, ouverture du compte bancaire, premiers devis. Au milieu de tout cela, une obligation revient systématiquement : l’assurance décennale. Et pour beaucoup de créateurs, c’est aussi la source de la plus grande inquiétude. Comment s’assurer quand on n’a encore aucun chantier à son actif ? Est-ce possible sans historique d’assurance ? Combien cela va-t-il coûter ?
Bonne nouvelle : oui, vous pouvez obtenir votre décennale dès la création de votre entreprise. Des milliers d’artisans le font chaque année. Ce guide vous accompagne pas à pas, de l’immatriculation jusqu’à votre premier chantier assuré.

Les 4 étapes clés de votre lancement :
Immatriculation → Inscription CMA → Souscription décennale → Premier chantier
Chacune de ces étapes s’enchaîne logiquement. L’immatriculation crée votre existence juridique. L’inscription à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) officialise votre statut d’artisan. La souscription de votre décennale vous met en conformité avec la loi. Et votre premier chantier peut alors démarrer sereinement, avec une attestation en main que vous pouvez présenter à vos clients. Détaillons chaque aspect.
Oui, vous pouvez vous assurer dès la création
C’est la crainte la plus répandue chez les créateurs : “Je n’ai encore jamais souscrit de décennale, je n’ai aucun historique en tant que chef d’entreprise, est-ce qu’un assureur va vouloir de moi ?” La réponse est oui. Les assureurs acceptent les créateurs d’entreprise. Ils le font depuis des années et ont développé des grilles tarifaires spécifiques pour ce profil.
Ce que les assureurs évaluent en priorité, ce n’est pas votre ancienneté en tant que chef d’entreprise, mais votre compétence technique. Autrement dit, votre capacité à réaliser les travaux dans les règles de l’art. Cette compétence se démontre par votre expérience professionnelle et vos qualifications, que vous ayez acquises en tant que salarié, apprenti, intérimaire ou même sous un autre statut d’indépendant.
Un artisan qui a travaillé dix ans comme maçon salarié dans une entreprise du BTP et qui crée sa propre structure n’est pas un “débutant” aux yeux de l’assureur. C’est un professionnel expérimenté qui change simplement de cadre d’exercice. Son profil de risque est fondamentalement différent de celui d’une personne qui se lancerait dans la maçonnerie sans aucune formation ni expérience, ce que les assureurs refuseraient d’ailleurs de couvrir.
Il faut donc distinguer deux choses : la création d’entreprise (qui est nouvelle) et la compétence professionnelle (qui peut être solidement établie). C’est sur cette seconde dimension que repose votre capacité à vous assurer. Et c’est une très bonne nouvelle pour tous ceux qui franchissent le pas après plusieurs années d’expérience salariée.
Les conditions d’expérience exigées par les assureurs
Les compagnies d’assurance appliquent des seuils d’expérience minimale pour accepter un dossier de décennale. Ces seuils varient selon la nature des travaux que vous déclarez.
Pour les métiers du second œuvre (peinture, électricité, plomberie, carrelage, menuiserie, plâtrerie, isolation, serrurerie), la durée minimale requise est généralement de deux ans d’expérience professionnelle dans le métier concerné. Cette expérience peut avoir été acquise sous n’importe quelle forme : CDI, CDD, intérim, apprentissage. Ce qui compte, c’est que vous puissiez la documenter.
Pour les métiers du gros œuvre (maçonnerie, charpente, couverture, terrassement, fondations), le seuil est porté à trois ans. Le risque financier associé à un sinistre de gros œuvre étant plus élevé, les assureurs exigent une expérience plus longue pour ces activités.
Le rôle des diplômes. Un diplôme professionnel du bâtiment (CAP, BEP, Bac Pro, BTS, titre professionnel) est un atout majeur dans votre dossier. Certains assureurs considèrent qu’un diplôme équivaut à une année d’expérience professionnelle. Ainsi, un titulaire d’un CAP maçonnerie avec deux ans d’expérience salariée peut atteindre le seuil de trois ans requis pour le gros œuvre. D’autres assureurs sont plus exigeants et traitent le diplôme comme un complément, sans qu’il se substitue à l’expérience pratique. La politique varie d’un assureur à l’autre, d’où l’intérêt de consulter un courtier qui connaît les critères de chaque partenaire.
Les formations qualifiantes. Au-delà des diplômes académiques, certaines formations professionnelles qualifiantes sont reconnues : qualifications RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), certifications Qualibat, formations dispensées par les CMA ou les organismes agréés. Elles renforcent votre dossier et peuvent faire la différence en cas de profil limite.
| Catégorie | Expérience minimale | Diplôme valorisé |
|---|---|---|
| Second œuvre | 2 ans | CAP, BEP, Bac Pro, BTS |
| Gros œuvre | 3 ans | CAP, BEP, Bac Pro, BTS |
| Multi-activités | Selon l’activité la plus exigeante | Diplômes couvrant les activités déclarées |
Comment prouver son expérience sans bulletins de salaire
C’est un problème plus fréquent qu’on ne le croit. Vous avez travaillé pendant des années dans le bâtiment, mais vous n’avez pas conservé vos bulletins de salaire. Peut-être avez-vous déménagé plusieurs fois. Peut-être votre ancien employeur a fermé. Peut-être avez-vous simplement négligé cet archivage. Quoi qu’il en soit, l’absence de bulletins de salaire ne signifie pas que vous ne pouvez pas prouver votre expérience.

Voici les alternatives reconnues par les assureurs.
Le relevé de carrière. Votre caisse de retraite (CARSAT, MSA selon votre régime) conserve un historique complet de vos périodes d’activité salariée. Vous pouvez demander un relevé qui détaille, année par année, vos employeurs et la durée de chaque emploi. Ce document est gratuit et constitue une preuve solide de votre parcours professionnel. Vous pouvez le demander en ligne sur le site info-retraite.fr ou directement auprès de votre caisse.
Les certificats de travail. Vos anciens employeurs ont l’obligation légale de vous remettre un certificat de travail à la fin de chaque contrat. Si vous ne l’avez pas conservé, vous pouvez contacter vos anciens employeurs pour leur demander un duplicata ou une attestation d’emploi. Ce document doit préciser la nature de votre poste, les dates de début et de fin de contrat et, idéalement, les activités que vous exerciez.
Les attestations d’employeurs. Même en l’absence de certificat de travail formel, une attestation rédigée sur papier à en-tête par un ancien employeur, précisant votre poste et la période d’emploi, est généralement acceptée par les assureurs. Certains courtiers disposent de modèles d’attestation qu’ils peuvent transmettre à vos anciens employeurs pour faciliter la démarche.
Les diplômes et certifications. Comme évoqué précédemment, vos diplômes professionnels attestent d’une compétence acquise et peuvent compenser partiellement l’absence de justificatifs d’expérience salariée.
Les contrats de travail. Si vous avez conservé vos contrats de travail (même sans les bulletins de paie correspondants), ils constituent une preuve recevable de votre expérience. Ils mentionnent votre poste, votre classification et la durée du contrat.
La validation des acquis de l’expérience (VAE). Si vous avez exercé un métier du bâtiment pendant au moins un an, vous pouvez engager une démarche de VAE pour obtenir une certification officielle. C’est un processus plus long (plusieurs mois), mais il aboutit à un diplôme reconnu qui facilite considérablement vos démarches d’assurance.
L’essentiel est de ne pas se décourager. Dans la grande majorité des cas, une combinaison de ces documents suffit à constituer un dossier solide. Chez Prossur, nous aidons les créateurs d’entreprise à identifier les pièces les plus pertinentes en fonction de leur parcours et nous les guidons dans la constitution de leur dossier.
La surprime de première année : à quoi s’attendre
Soyons transparents : créer votre entreprise et souscrire une décennale pour la première fois implique un surcoût par rapport à un professionnel qui a cinq ou dix ans d’historique d’assurance. Les assureurs appliquent ce que l’on appelle une majoration pour absence d’antériorité, aussi connue sous le nom de surprime de primo-accédant.
Cette majoration représente généralement 10 à 30 % du tarif de base, selon les compagnies et votre profil. La logique est la suivante : un assureur qui couvre un professionnel pour la première fois ne dispose d’aucun historique pour évaluer son niveau de risque réel. Il ne sait pas comment vous travaillez, quelle est votre rigueur sur les chantiers, ni quel sera votre taux de sinistralité. Pour compenser cette incertitude, il applique un tarif plus prudent.
Mais cette surprime n’est pas permanente. Elle diminue progressivement au fil des années. Voici une trajectoire typique :
| Année | Situation | Impact sur la prime |
|---|---|---|
| Année 1 | Création, aucun historique | Surprime de 10 à 30 % |
| Année 2 | 1 an sans sinistre | Surprime réduite de moitié |
| Année 3 | 2 ans sans sinistre | Surprime quasi nulle |
| Année 4-5 | Historique favorable constitué | Tarif “expérimenté” atteint |
| Au-delà | Ancienneté confirmée | Possibilité de bonus fidélité |
Prenons un exemple concret. Un peintre en création d’entreprise avec un CA prévisionnel de 35 000 euros peut payer environ 900 à 950 euros la première année. La deuxième année, sans sinistre, ce tarif descend à 850 à 880 euros. Après cinq ans d’activité sans problème, même si son CA a progressé à 60 000 euros, il se situe autour de 950 à 1 050 euros, un tarif proportionnellement bien plus favorable rapporté à son volume d’activité.
La conclusion est claire : la surprime de première année est un investissement, pas une pénalité. Chaque année de couverture sans sinistre construit votre “capital confiance” auprès des assureurs et vous ouvre les portes de tarifs plus compétitifs.
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Quel statut juridique choisir ? AE, SASU ou EURL
Le choix du statut juridique est une décision structurante pour votre entreprise. Il a des implications fiscales, sociales, patrimoniales, et aussi en matière d’assurance décennale. Voici un comparatif des trois statuts les plus courants pour un artisan du bâtiment en création.
| Critère | Auto-entrepreneur (AE) | SASU | EURL |
|---|---|---|---|
| Création | Très simple, en ligne | Rédaction de statuts, dépôt au greffe | Rédaction de statuts, dépôt au greffe |
| Coût de création | Gratuit | 300 – 800 € (frais de greffe + statuts) | 300 – 800 € |
| Plafond CA | 77 700 € (artisanat) | Aucun | Aucun |
| Responsabilité | Patrimoine personnel exposé | Limitée aux apports (sauf faute de gestion) | Limitée aux apports (sauf faute de gestion) |
| Régime social | Micro-social simplifié | Assimilé salarié (régime général) | TNS (travailleur non salarié) |
| Comptabilité | Ultra-simplifiée | Comptabilité complète obligatoire | Comptabilité complète obligatoire |
| Décennale obligatoire | Oui | Oui | Oui |
| Impact sur prime décennale | Prime calculée sur CA plafonné | Prime calculée sur CA réel (potentiellement plus élevée) | Prime calculée sur CA réel |
| Document d’immatriculation | Fiche INSEE | Extrait Kbis | Extrait Kbis |
L’auto-entrepreneur est le choix le plus simple pour démarrer. La création est gratuite, la gestion administrative est minimale et les cotisations sociales sont proportionnelles au CA réalisé. L’avantage en matière de décennale est que le plafond de CA limite mécaniquement la prime. L’inconvénient majeur est l’absence de protection du patrimoine personnel et le plafond de CA qui peut devenir contraignant si votre activité décolle.
La SASU offre une protection du patrimoine personnel (responsabilité limitée aux apports) et aucun plafond de chiffre d’affaires. Le dirigeant est assimilé salarié, ce qui lui donne accès au régime général de la sécurité sociale. En revanche, les charges sociales sont plus élevées et la gestion administrative plus lourde. La prime de décennale sera calculée sur le CA réel, qui peut être supérieur au plafond auto-entrepreneur.
L’EURL combine certains avantages des deux statuts précédents : responsabilité limitée, pas de plafond de CA, et un régime social de travailleur non salarié qui offre des cotisations plus basses que la SASU. La comptabilité est cependant obligatoire et les formalités de création sont similaires à celles d’une SASU.
Notre recommandation pour un créateur. Si vous démarrez avec un volume d’activité modeste et souhaitez tester votre marché, le statut d’auto-entrepreneur est le plus adapté. Il vous permet de commencer rapidement avec un minimum de formalités et de charges fixes. Vous pourrez toujours évoluer vers une SASU ou une EURL lorsque votre activité le justifiera. Pour en savoir plus sur la décennale en micro-entreprise, consultez notre guide complet pour l’auto-entrepreneur.
L’ordre des étapes : la timeline de votre création

L’une des erreurs les plus fréquentes chez les créateurs est de se précipiter sur les chantiers avant d’avoir bouclé toutes les démarches administratives. Voici l’ordre optimal des étapes, tel que nous le recommandons après avoir accompagné des milliers d’artisans en création.
Semaine 1-2 : Immatriculation de votre entreprise
Déclarez votre activité auprès du guichet unique des entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr). En auto-entrepreneur, la démarche est gratuite et peut être réalisée entièrement en ligne. En SASU ou EURL, prévoyez la rédaction des statuts et le dépôt au greffe. À l’issue de cette étape, vous recevez votre numéro SIREN et SIRET.
Semaine 2-3 : Inscription à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat
En tant qu’artisan du bâtiment, vous êtes inscrit au Répertoire National des Entreprises (RNE) via la CMA. Cette inscription est automatique lors de votre immatriculation si vous avez correctement déclaré votre activité artisanale. Vous recevrez une attestation d’inscription qui fait partie des documents nécessaires pour votre dossier d’assurance.
Semaine 3-4 : Souscription de votre assurance décennale
C’est le moment de lancer votre demande de devis. Rassemblez vos documents (fiche INSEE ou Kbis, pièce d’identité, justificatifs d’expérience, diplômes) et transmettez-les à votre courtier. Chez Prossur, le devis est envoyé rapidement après réception du dossier complet. La validation et l’émission du contrat suivent dans les meilleurs délais.
Semaine 4-5 : Démarrage de votre activité
Vous disposez de votre attestation décennale. Vous pouvez établir vos premiers devis en y mentionnant les références de votre assurance (nom de l’assureur, numéro de contrat), conformément à l’obligation légale prévue par l’article L243-2 du Code des assurances. Vos premiers chantiers peuvent commencer en toute conformité.
Important : ne signez aucun devis et ne démarrez aucun chantier avant d’avoir votre attestation décennale en main. Un chantier réalisé sans couverture vous expose à des sanctions pénales et à une responsabilité financière personnelle illimitée en cas de sinistre. La tentation de “commencer en attendant” est compréhensible, mais les conséquences potentielles sont disproportionnées.
La reprise du passé : régulariser les chantiers antérieurs
Certains créateurs d’entreprise ne sont pas véritablement des “débutants”. Ils ont exercé leur activité pendant un certain temps, parfois plusieurs mois, parfois plusieurs années, sans assurance décennale. Les raisons sont variées : méconnaissance de l’obligation, report de la démarche, difficulté à trouver un assureur. Quoi qu’il en soit, la question se pose : que faire des chantiers réalisés sans couverture ?
La reprise du passé est une option proposée par certains assureurs. Elle permet d’étendre la couverture décennale aux chantiers réalisés avant la date de souscription du contrat. Concrètement, si vous avez réalisé des travaux en 2024 et 2025 sans décennale, et que vous souscrivez votre contrat en 2026 avec une clause de reprise du passé, les sinistres qui se manifesteraient sur ces chantiers antérieurs seraient couverts.
Cette option a un coût. La surprime pour la reprise du passé varie selon la durée de la période non couverte, le volume de chantiers réalisés et la nature des travaux. Elle peut représenter entre 10 et 50 % de supplément sur votre prime annuelle, voire davantage pour les périodes longues ou les activités de gros œuvre.
Faut-il opter pour la reprise du passé ? La réponse dépend de votre situation.
- Si vous avez réalisé des chantiers importants (rénovation lourde, construction, travaux structurels), la reprise du passé est fortement recommandée. Un sinistre sur ces travaux pourrait vous coûter des dizaines de milliers d’euros.
- Si vous avez réalisé uniquement des petits chantiers (peinture d’un studio, pose de quelques prises électriques), le risque est plus limité, mais il n’est pas nul. Un défaut d’installation électrique peut provoquer un incendie plusieurs années après.
- Si la période sans assurance est courte (quelques mois), le coût de la reprise est modéré et la tranquillité d’esprit qu’elle procure justifie largement l’investissement.
Rappelons que la garantie décennale court pendant dix ans à compter de la réception des travaux. Un chantier réalisé en 2024 sans assurance peut donner lieu à une réclamation jusqu’en 2034. Pendant toutes ces années, sans couverture, vous portez seul le risque financier.
Les erreurs à éviter en création d’entreprise
Après avoir accompagné des milliers de créateurs d’entreprise dans le BTP, nous avons identifié les erreurs les plus fréquentes, et les plus coûteuses. Les voici, avec les solutions pour les éviter.
Erreur n’1 : Reporter la souscription de la décennale. “Je souscrirai quand j’aurai mon premier gros chantier.” C’est l’erreur la plus dangereuse. D’abord, chaque chantier réalisé sans couverture vous expose à des sanctions pénales et à une responsabilité financière illimitée. Ensuite, vous retardez la constitution de votre historique d’assurance, qui est votre meilleur levier pour obtenir des tarifs bas à moyen terme. Enfin, de plus en plus de clients exigent l’attestation décennale avant de signer un devis. Sans elle, vous perdez des opportunités.
Erreur n’2 : Choisir le premier devis sans comparer. Les écarts de prix entre assureurs pour un même profil peuvent atteindre 30 à 40 %. Mais attention : comparer ne signifie pas choisir systématiquement le moins cher. Il faut vérifier les garanties, les franchises, les exclusions et la solidité de l’assureur. Un contrat à 500 euros qui vous laisse sans couverture en cas de sinistre coûte infiniment plus cher qu’un contrat à 900 euros qui vous protège réellement.
Erreur n’3 : Déclarer des activités que vous n’exercez pas. Certains créateurs déclarent un maximum d’activités “pour se laisser la possibilité”. Chaque activité supplémentaire augmente votre prime. Déclarez uniquement les activités que vous exercez réellement. Vous pourrez toujours ajouter une activité plus tard par avenant.
Erreur n’4 : Négliger la RC Pro. La décennale couvre les sinistres après réception des travaux. La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés pendant les travaux. Sans RC Pro, un dégât des eaux chez le voisin ou un outil qui blesse un passant peut vous coûter très cher. Chez Prossur, la RC Pro est incluse dans le contrat décennale.
Erreur n’5 : Oublier de mentionner l’assurance sur les devis. L’article L243-2 du Code des assurances vous oblige à mentionner sur vos devis et factures le nom de votre assureur, le numéro de votre contrat et la couverture géographique de votre garantie. L’omission de ces mentions peut être sanctionnée et affaiblit votre crédibilité auprès de vos clients.
Erreur n’6 : Croire qu’un diplôme suffit, sans expérience. Un diplôme est un atout, mais il ne remplace pas entièrement l’expérience professionnelle. Un titulaire d’un CAP maçonnerie sans aucune expérience de chantier aura des difficultés à trouver un assureur. Les compagnies veulent s’assurer que vous avez pratiqué le métier sur le terrain, pas seulement en formation.
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Le processus Prossur pour les créateurs d’entreprise
Chez Prossur, nous avons conçu notre parcours de souscription en pensant spécifiquement aux créateurs d’entreprise. Nous savons que vous jonglez entre de multiples démarches, que votre temps est précieux et que la complexité administrative est la dernière chose dont vous avez besoin.
Un formulaire adapté aux créateurs. Notre formulaire de devis intègre les spécificités des profils en création : CA prévisionnel (et non réalisé), statut en cours d’immatriculation, expérience acquise en tant que salarié. Vous n’avez pas à rentrer dans les cases d’un formulaire conçu pour des entreprises existantes.
Un accompagnement sur les justificatifs. Vous ne savez pas quels documents fournir ? Vous avez perdu certains justificatifs ? Notre équipe vous guide pour identifier les pièces les plus pertinentes et vous aide à constituer un dossier solide. Nous connaissons les critères de chaque assureur partenaire et savons quels profils sont acceptés par qui.
Des tarifs transparents, sans frais de dossier. Le prix que nous vous annonçons est le prix que vous payez. Pas de frais de mise en place, pas de frais de courtage, pas de frais cachés. Pour un créateur d’entreprise qui maîtrise encore mal ses coûts prévisionnels, cette transparence est essentielle.
La flexibilité de paiement. Vous pouvez régler votre prime en mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel. Pour un créateur dont la trésorerie est encore fragile, le paiement mensuel permet de démarrer sans mobiliser une somme importante dès le départ.
La RC Pro incluse. Votre contrat Prossur intègre la responsabilité civile professionnelle en plus de la garantie décennale. Vous bénéficiez d’une couverture complète avec un seul contrat, un seul interlocuteur et une seule cotisation.
Un traitement rapide. Nous savons que chaque jour d’attente est un jour sans pouvoir démarrer votre activité. C’est pourquoi nous traitons les dossiers complets en priorité et nous nous engageons sur des délais courts. Votre attestation est envoyée par email dès que le contrat est émis, pas de courrier postal à attendre.
Notre objectif est simple : vous permettre de démarrer votre activité le plus rapidement possible, en toute conformité, avec une couverture de qualité et au juste prix. Des milliers de créateurs d’entreprise nous ont déjà fait confiance. Ils sont aujourd’hui des artisans établis qui continuent à nous renouveler leur confiance année après année. La meilleure preuve que notre modèle fonctionne.
Questions fréquentes
Peut-on obtenir une décennale sans expérience professionnelle ?
Non. Les assureurs exigent un minimum de deux ans d’expérience pour les métiers du second œuvre et trois ans pour le gros œuvre. Cette expérience peut avoir été acquise en tant que salarié, apprenti ou intérimaire. Un diplôme professionnel (CAP, BEP, Bac Pro, BTS) peut compenser partiellement un manque d’expérience pratique, mais il ne l’élimine pas entièrement. Si vous ne remplissez pas encore les conditions d’expérience, nous vous recommandons de compléter votre parcours avant de créer votre entreprise, par exemple en travaillant quelques mois supplémentaires en tant que salarié.
La surprime de première année est-elle négociable ?
La marge de négociation est limitée, car la majoration pour absence d’antériorité fait partie des grilles tarifaires des assureurs. Cependant, le montant de cette surprime varie d’un assureur à l’autre. Certains appliquent 10 %, d’autres 25 ou 30 %. C’est pourquoi comparer les offres est essentiel. Un courtier comme Prossur, qui travaille avec plusieurs assureurs partenaires, peut identifier celui qui propose le tarif le plus compétitif pour votre profil spécifique de créateur. Par ailleurs, un diplôme reconnu ou une expérience longue (bien au-delà du minimum requis) peut jouer en votre faveur.
Faut-il attendre d’avoir son SIRET pour demander un devis ?
Non, vous pouvez demander un devis avant même d’avoir finalisé votre immatriculation. Le devis est une estimation basée sur votre profil (activité, expérience, CA prévisionnel) et ne nécessite pas de numéro SIRET. En revanche, le SIRET sera indispensable au moment de la souscription effective du contrat et de l’émission de l’attestation. Notre conseil : lancez la demande de devis dès que vous avez pris la décision de créer votre entreprise, afin de connaître le coût de votre décennale et de l’intégrer dans votre budget prévisionnel. Consultez notre guide sur les documents nécessaires pour préparer votre dossier en amont.
Que se passe-t-il si je change de statut juridique après la souscription ?
Si vous passez d’auto-entrepreneur à SASU ou EURL, votre contrat de décennale devra être mis à jour pour refléter votre nouveau statut juridique. Ce changement se fait par avenant au contrat existant. Votre historique d’assurance est conservé : vous ne repartez pas de zéro. La prime peut être ajustée si votre chiffre d’affaires ou vos activités évoluent en même temps que votre statut. Chez Prossur, les avenants sont traités rapidement et sans frais supplémentaires. Consultez notre article sur la décennale obligatoire pour comprendre les obligations communes à tous les statuts.
La reprise du passé couvre-t-elle tous les anciens chantiers ?
La reprise du passé couvre les chantiers réalisés pendant la période antérieure à la souscription, à condition que cette période soit déclarée et acceptée par l’assureur. Elle ne couvre pas les sinistres déjà connus ou déclarés avant la souscription du contrat. La durée de reprise est généralement limitée, souvent un à trois ans en arrière, selon les assureurs et les compagnies. Le coût de cette option dépend de la durée de la période non couverte et du volume de travaux réalisés. C’est un calcul à faire au cas par cas avec votre courtier, en mettant en balance le coût de la surprime et le risque financier lié aux chantiers non couverts. Pour en savoir plus sur les tarifs, consultez notre guide des prix de la décennale.